Les histoires des amoureux du canal


LA PETITE HISTOIRE DE JEAN-CLAUDE DREYFUS

 ACTEUR ET AMBASSADEUR DU CANAL DU MIDI



LES PETITES HISTOIRES DE NOS AMBASSADEURS DU CANAL DU MIDI

 

 


LA PETITE HISTOIRE DE AMÉLIE SAILLAU

 ARCHITECTE PAYSAGISTE

MISSION REPLANTATION DE VOIES NAVIGABLES DE FRANCE



 

Amélie Saillau entame sa 4e campagne d’abattage / replantation / réfection des berges.

En quoi consiste votre travail à Voies navigables de France ?

Au sein de l’arrondissement patrimoine et environnement, l’équipe projet se compose de 5 personnes, se partageant montage et suivi des marchés publics, comptabilité, suivi des expertises, suivis des études et travaux, ainsi que le suivi des entretiens. Nous pilotons l’abattage des platanes atteints par le chancre coloré et la replantation de nouveaux arbres en coordination avec la réfection des berges qui sont fragilisées lors du rognage des souches de platanes. Nous commençons par les abattages, puis les berges et enfin les plantations.

Qu’est-ce qui vous motive à œuvrer sur ce projet ?

Nous travaillons avant tout pour recréer la voûte arborée et les colonnades qui sont si typiques sur le canal du Midi. Les essences d’arbres ont ainsi été choisies de manière très précise pour recréer cette image que nous avons tous du canal du Midi. Pendant les 6 mois de travaux, nous avons également le souci de limiter les nuisances, que ce soit pour les riverains, les promeneurs et les autres utilisateurs du canal. Ce qui me motive, c’est de faire en sorte que le canal reste un lieu de vie avant tout.

Quelles sont les grandes lignes de cette nouvelle campagne d’hiver 2017/2018 ? 

En plus de l’abattage d’environ 1 400 platanes qui sont touchés par la maladie, nous avons prévu de replanter 3 000 arbres, ce qui représente environ 20 km de linéaire. C’est une première, nous n’avons jamais planté autant d’arbres en un seul hiver. Huit kilomètres de berges vont préalablement être remises en état.

Une fois les arbres plantés, que se passe-t-il ?

Chaque arbre planté est tout d’abord entretenu et arrosé pendant 3 ans pour s’assurer de sa bonne reprise, et nous lui donnons toutes ses chances de bien se développer. C’est une étape primordiale et très délicate nécessitant une grande vigilance. Ensuite, les arbres continuent à bénéficier d’un entretien régulier pendant 10 ans. Nous n’utilisons aucun produit phytosanitaire, il faut donc rester très vigilant.

A la fin de la campagne de travaux, il s’agit également de remettre en l’état les sites pour rendre l’espace aux usagers le plus rapidement possible, ainsi qu’aux espèces animales vivant le long du canal du Midi.

En dehors de votre fonction, êtes-vous attachée personnellement au canal du Midi ?

Étant née dans la région, mon père m’a fait découvrir le canal du Midi par de longues balades en vélo. Depuis mon plus jeune âge, je ne manque donc jamais une sortie en vélo avec mes amis le long du canal. Récemment, nous sommes allées de Toulouse à Port-la-Nouvelle en passant par le seuil de Naurouze, qui sont des points de passage obligés du parcours d’un cycliste. Le canal du Midi a toujours fait partie intégrante de ma vie, et je suis fière de participer au programme de replantation de celui-ci mené par Voies navigables de France.

 

 

LA PETITE HISTOIRE DE MARC PENELLA

 PRÉSIDENT DE PROLINAIR ET MÉCÈNE DU PROJET DE REPLANTATION

 

 

Il paraît que vous avez un lien particulier avec le canal du Midi, notamment par votre mariage. Pourriez-vous nous raconter cette histoire ?

 En effet, le canal du Midi m’a accompagné toute ma vie, jusqu’à mon mariage ! Ayant envie de célébrer notre union de façon authentique, ma femme et moi avons opté pour une réception à bord d’une péniche sur le canal. Un moment magique que nous ne sommes pas prêt d’oublier !

Le canal du Midi est pour moi un endroit intimement familier. Je l’ai découvert enfant en me baladant, j’y ai navigué le jour de mon mariage, et je l’admire encore chaque semaine lors de mes sorties sportives. Unissons-nous et protégeons cet endroit formidable !

 Qu’est-ce qui vous a motivé, en tant qu'individu et avec votre entreprise Prolinair, à soutenir par du mécénat la replantation du canal du Midi ?

Les motivations qui m’ont poussées à soutenir la replantation des platanes du canal du Midi sont doubles, personnelles mais aussi professionnelles. En tant que toulousain d’origine, le canal du Midi représente pour moi un fabuleux patrimoine. C’est un site historique qui anime notre région occitane, et il est de notre intérêt et de notre devoir à tous de veiller à sa préservation. Pour ma part, je suis un grand adepte de la course à pied et j’apprécie beaucoup courir le long du canal du Midi : à la fois tout près de la ville et retiré au milieu des platanes, cet endroit offre une remarquable diversité de paysages que je souhaite sauvegarder. De plus, Prolinair est une entreprise de services dans le transport international de marchandises ; nous avons bien conscience de l’impact du transport sur l’environnement et avons à cœur de nous engager dans des programmes de conservation de la biodiversité et de préservation de la nature. Pour toutes ces raisons, nous sommes aujourd’hui très fiers de soutenir ce programme de replantation.

  Est-ce que vous communiquez autour de vous sur le danger que court le canal du Midi, ainsi que sur le projet de sauvegarde et de replantation que vous soutenez ? Comment et à qui en parlez-vous ?

 Beaucoup d’éléments me relient au canal du Midi, en particulier la course à pied, comme je viens de l’évoquer. A titre personnel, cette passion m’a amené plusieurs fois à communiquer sur ce projet de replantation et, de façon plus générale, sur tous les risques mais aussi le potentiel du canal du Midi. A Toulouse, les personnes pratiquant le running sont très souvent de grands adeptes du canal, ce qui déclenche régulièrement de grandes discussions autour de cet endroit !

A titre professionnel, nous communiquons également beaucoup dessus, surtout en interne à travers notre newsletter. Grâce à ce mécénat, je souhaite sensibiliser l’ensemble des salariés de Prolinair à la protection de l’environnement, et je les incite à partir à la découverte de ces endroits merveilleux qui nous entourent, notamment par la pratique du sport au quotidien.

 

 

LA PETITE HISTOIRE DE JEAN-LOUIS MAURI

ÉCLUSIER ITINÉRANT DEPUIS 26 ANS SUR LE CANAL DU MIDI

 

Être éclusier sur le canal du Midi, en quoi ça consiste aujourd’hui ?

On s’occupe essentiellement de la navigation des écluses : la mise en valeur de l’écluse, le petit entretien, le fourchage, le nettoyage de ce qui pourrait gêner pour la navigation. On fait aussi de petits dépannages quand les usagers font de mauvaises manœuvres, et on s’occupe du renseignement, des indications auprès des usagers, de la délivrance des vignettes pour la navigation… On essaye d’être polyvalents !

Parfois c’est un peu difficile, surtout quand les conditions météo ne sont pas au rendez-vous : il arrive qu'on travaille sous la neige ! Mais on vit aussi des moments sympathiques, avec de drôles de scènes. Par exemple quand une embarcation se retourne et qu’il faut repêcher un estivant tombé à l’eau, on rigole bien!

 

Une écluse sous la neige



Comment ça marche, une écluse ?

 L’écluse c’est un ascenseur pour prendre une différence de niveau. Elle peut aller de 50 centimètres à près de 2 mètres sur le canal. Le bateau entre dans le bassin par une première porte, on la referme, puis on ajuste le niveau de l’eau du bassin jusqu’à ce qu’on soit au même niveau que derrière la deuxième porte. On ouvre la porte et le navigateur peut continuer son chemin !


En dehors du travail, le canal du Midi c’est aussi un lieu où vous revenez pour des balades en bateau ou sur les berges ?

 Le canal j’y travaille et j’y vis dans une maison éclusière à l'écluse du Gua au niveau de Narbonne. J’y fais aussi des balades à vélo avec ma femme. Au final j’y suis quotidiennement même en dehors du boulot ! Quand on y rentre on a tendance à y rester.

 

Vous qui voyez le canal du Midi tous les jours, comment se manifeste le chancre coloré ?

 Ca c’est sûr que ca fait mal au ventre de voir l’efficacité du champignon ! Et surtout son incroyable vitesse de propagation ! Quand on a commencé à en parler il y a quelques années, on ne savait pas du tout ce que c’était, et aujourd’hui on voit des arbres qui meurent en l’affaire de 3 ans. Les platanes perdent leurs feuilles, deviennent secs et on finit par être obligé de les arracher pour limiter la propagation. Du coup on se retrouve avec des zones vides, c’est triste à voir ! Mais ici on ne désespère pas, grâce aux dons, nous pourrons replanter le canal partout où le chancre coloré a fait des dégâts !

 

On a tous envie de sauver ce canal, truffé de paysages magiques… Votre coin magique à vous, le plus bel endroit du canal selon vous, où est-il ?

 Sans vouloir faire de chauvisnisme, puisque ca fait partie de mon secteur, c’est quand  même la fin du canal de la Robine. Il serpente au milieu des étangs et s’ouvre sur la mer. Les 10 derniers kilomètres, ca c’est une vue qu’on ne voit pas partout sur le canal ! C’est vrai que c’est un endroit magnifique.

 

 

La fin du canal de la Robine

 

 

 

 

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